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La présidence collégiale du Département des Hauts de Seine organise Samedi prochain les assises du 92. Elle se tiendront à l’ancienne mairie de Sceaux, 75 rue Houdan le samedi 27 juin 2009 de 9H à 12H30. Ces assises sont ouvertes à tous les adhérents, et ont pour objectif d’échanger pour faire suite aux élections européennes.  

Les 14 engagements européens du MoDem
1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.
La construction de l’Europe est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais souvent les peuples ont douté. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ? Nous proposons que l’Union européenne s’oblige à agir de concert chaque fois que se présente une crise universelle. Les grandes politiques de lutte contre ces crises doivent être définies et appliquées ensemble et pas séparément., Les plans nationaux sont insuffisants. Par exemple, pour l’automobile, c’est l’ensemble des constructeurs européens qui doit être incité à passer à la voiture propre, ou à une défense active des sous-traitants. Si la crise s’aggrave, la zone euro.doit prendre l’initiative d’un grand emprunt européen de 3 % du PIB, destiné, en particulier, à de grands équipements et à aider les PME à préparer l’avenir.
2 - L’Europe, c’est d’abord un projet de société, des valeurs humanistes.
Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit passer en premier.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.
3- Les générations à venir doivent être défendues.
Notre patrimoine écologique, les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire, n’appartiennent pas seulement à notre génération, mais aux générations à venir. Nous proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette solidarité entre générations. C’est l’intégration du « soutenable » ou du « durable » dans les décisions européennes.
4- Pour défendre les entreprises européennes et l’emploi en Europe, la compétition entre l’Europe et le monde doit être rendue équitable.
Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement et accepter la concurrence sauvage de pays développés qui ne respectent pas ces normes alors qu’ils en auraient les moyens. Nous demandons l’équité : pour les pays développés, les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons. Pour les pays les plus pauvres, nous devons les aider à appliquer progressivement ces mêmes règles.
5 - L’Europe, affaire de citoyens.
Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants sont ainsi faits, qui nous concernent tous. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens. Nous proposons qu’aucune décision importante ne soit prise par le Conseil européen, composé des chefs d’Etat et de gouvernement, sans un débat public préalable. Toute préparation de décision de l’Union doit être annoncée, sauf urgence, trois mois avant d’être prise, par voie de presse, de manière que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens. Nous demandons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées ou diffusées sur internet. Nous nous engageons, si nous sommes élus, à être assidus au Parlement européen et à rendre compte, sur le terrain, de ce qui s’y passe.
6 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.
L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer. Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.
7 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États européens entre eux, notamment en matière fiscale.
Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche qui conduit à une impasse. Nous refusons les politiques de dumping fiscal qui visent à délocaliser les entreprises des uns pour les installer chez les autres. Nous exigeons une démarche d’harmonisation fiscale.
8 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.
Une société avancée, à haut niveau de protection sociale, ne peut se défendre dans la mondialisation que par un haut niveau de connaissance, de maîtrise des sciences et des technologies nouvelles. Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les États membres de l’Union, une aide pratique au dépôt de brevets.
9 - Pour que l’Europe agisse, par exemple dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.
Un budget limité à 1 % de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le Parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’union, impôt uniforme sur les entreprises, ou prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.
10 - L’Europe, zone de sécurité.
En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue ou d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage. Nous proposons un procureur de l’union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.
11 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.
En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché. Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine. Dans le même esprit, nous poursuivrons le travail accompli par nos élus au Parlement européen, en faveur d’une politique de la pêche qui maintienne une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.
12 – L’Europe, communauté de la culture et des cultures.
La création culturelle, la transmission des œuvres, la défense du pluralisme culturel, notamment face au poids toujours plus lourd des industries culturelles américaines, sont le devoir de l’union. Le soutien à la création européenne doit être actif et efficace. Nous défendrons l’idée que l’union évalue chaque année la richesse de la création culturelle, en matière musicale, plastique, théâtrale, cinématographique, littéraire, sur son sol.
13 - Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.
Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’Anglais, doit être effectivement défendue. Les cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures. Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.
14 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté.
Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra permettre les régulations nécessaires. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption de cette partie du monde si souvent abandonnée. Il faut protéger les marchés de ces pays, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières.
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François Bayrou
dans la presse
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des articles en cliquant ici


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Conférence nationale
du 8 février
Discours de clôture de
François Bayrou
et intervention de
Marielle de Sarnez





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des interventions
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Le Président du Mouvement Démocrate était l'invité d'Arlette Chabot sur France 2, jeudi 11 décembre à 20h50
François Bayrou a proposé jeudi la création d'un compte épargne crise doté de 1.000 euros, pour aider les plus modestes. "Pour ceux qui ont vraiment besoin, pour les salariés modestes, les retraités ou petites retraites, les étudiants, les apprentis, je propose qu'on fasse un compte épargne crise." Il a proposé qu'on mette à leur disposition 1.000 euros, pour traverser la crise. "Ce sera à mon avis un complément très utile, et ce n'est pas exceptionnel. George W. Bush a donné 1.200 dollars, l'équivalent de ce que je propose pour les Français. Ce serait une aide à la consommation pour les plus modestes, qui vont le plus pâtir de la crise", a-t-il fait valoir. Il a aussi réaffirmé que le plan de relance économique annoncé par Nicolas Sarkozy la semaine dernière n'était pas à la hauteur de la crise. "Je ne voterai pas ce plan."
Pour l'écouter cliquez sur l'image
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      le 4 novembre    

Nuit Démocrate de 22h à l'aube
Obama sera-t-il le prochain locataire de la Maison blanche?... réactions, analyses, commentaires...
Une nuit en direct à vivre depuis le QG de Nuit Démocrate mardi 4 Novembre de 22h à 6h du matin au siège du Mouvement Démocrate et sur
www.nuitdemocrate.com

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• Vidéos des discours et interventions
• Comptes-rendus des Forums et des ateliers

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Appel à Candidature
À l'attention des adhérents du Mouvement Démocrate

Chers amis,
Comme vous le savez, trois élections internes auront lieu le 27 septembre prochain dans votre département : la présidence départementale, le conseil départemental et la conférence nationale.
Pour ces trois élections, le Comité de conciliation et de contrôle, conformément aux statuts et aux décisions du Conseil national…
Lire la suite
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25 juillet 2008
Résultats de la consultation des adhérents
François Bayrou a exprimé vendredi sa satisfaction après l'approbation par les adhérents de son parti d'une motion "d'orientation politique" qui, selon lui, le conforte face à ses oppposants internes. "15.629 adhérents", soit "25 à 30%" des membres du parti, "ont pris la peine de participer au scrutin" organisé par correspondance, et la quasi-totalité d'entre eux ont approuvé la motion". "Contrairement à ce qu'un certain nombre de gens racontaient, le soutien des adhérents" à la stratégie d'indépendance du MoDem est "non seulement massif mais presque unanime", a-t-il déclaré. "Ce choix profond qui était le mien de sorait décidé d'organiser cette consultation après les municipales, pour faire face à des contestations internes sur sa stratégie. Mais aucune autre motion n'a fintir de la dépendance" des alliances avec la droite "pour entrer dans l'indépendance, c'est le choix profond des adhérents". François Bayrou avalement été soumise au vote. La sienne défend l'élaboration d'"un projet politique démocrate et indépendant". Le député européen Thierry Cornillet, partisan d'une "renaissance de l'UDF", qui devait présenter une contribution, y a finalement renoncé.
Au terme des opérations de dépouillement, le Comité de Conciliation et de Contrôle a proclamé les résultats du vote sur la contribution soumise aux adhérents par François Bayrou :

Nombre de votants : 15629  
(Enveloppes reçues dans les délais)

Nombre de suffrages constatés : 15626

Blancs et nuls : 168
Suffrages exprimés : 15458

Contribution de M. François BAYROU
J’approuve : 15322

Je n’approuve pas : 136

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François Bayrou était l'invité de Philippe Corbé sur RTL le 17 juillet

François Bayrou a expliqué ce matin pourquoi il ne voterait pas la réforme des institutions, conformément à ce qu'il avait annoncé. Par ailleurs, il a vivement commenté la décision du tribunal arbitral qui a condamné le Crédit Lyonnais à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie dans le dossier Adidas. Après avoir développé les motifs de son indignation, il a demandé qu'une commission d'enquête parlementaire soit mise en place pour savoir quel a été l'enchainement des faits qui a conduit la justice a être "remplacée" par des "arbitres".
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Lundi 22 juin 2009
Corinne LEPAGE vient de prendre la parole de façon publique, relayée par les médias et cette voix a du sens. Non seulement parce qu’elle est celle d’une femme politique respectable, respectée pour son engagement et responsable d’un mouvement, CAP21, qu’elle a fondé et qu’elle anime avec force et détermination.
Son rapprochement du Modem au moment de l’élection présidentielle d’une part, et les fusions opérées pour les législatives qui ont suivi ont apporté un éclairage précieux et un appui certain pour la construction du Mouvement Démocrate.

Corinne LEPAGE est avocate, militante écologiste depuis longtemps et solidaire de tous ceux qui militent et agissent pour une économie raisonnée et éthique.

La parole de Corinne LEPAGE est à prendre au sérieux, car elle n’est pas faite pour défaire ou déstabiliser, mais pour sortir de la « posture » et engager une réflexion de fond sur des positions à prendre pour un vrai projet politique.
Elle ouvre également sur la question de la gouvernance du mouvement, une question en débats confidentiels depuis longtemps dans les couloirs…
Depuis ces dernières semaines, nous sommes en face d’une tentative de récupération par Nicolas Sarkozy de l’effet écologie, démontrée avec force aux dernières élections.

Ne nous trompons pas, cette récupération peut se faire, mais certainement pas sur les mêmes fondamentaux, il y a donc danger de déplacement des préoccupations, avec l’aide et l’assistance de discours officiels bien pondérés, mais pas de véritable prises en compte des enjeux, ni changements de comportements.

Seuls des volontés indépendantes, telles que celles de Europe-écologie ou Cap 21 ou de certains socialistes sont capables de bousculer les schémas actuels et de proposer une autre politique. Cette force existe dans les urnes, comme le témoigne la dernière consultation.
Le mouvement Europe-écologie a aujourd’hui une position de leader, réfléchir à une alliance, voir un renforcement de certaines positions par des compléments de regards, seraient une voie naturelle. Puisse Corinne LEPAGE avoir le talent nécessaire pour avancer dans ce sens, sans pour autant déstabiliser davantage un mouvement ébranlé.

Se posera alors la question de la gouvernance et des cohabitations possibles, utiles ou probables. La question est ouverte, de nouveaux leaders doivent prendre leur place et agir pour la refondation du Modem.

Jean-Louis Ragot
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Politique Nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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Jeudi 18 juin 2009
Le déni… voilà bien un mot d’actualité en ces heures de passion judiciaire. Le procès Courjault est exemplaire sur ce point, exemplaire deux fois.

La première fois parce qu’il démontre la fragilité des expertises, des hommes éclairés qui se contredisent entre eux en voulant s’affirmer détenteur d’une vérité scientifique  propre à satisfaire une cour en demande de certitudes.
Ils donnent une preuve, celle que l’esprit humain est complexe, surtout et souvent pour celui qui le porte.

Cette complexité est fragile, variable, influençable, elle est malléable, ce qui devrait conduire ces experts installés à la barre d’un tribunal, à dire je crois ce que je sais, mais je ne suis pas certain de ce que je vois.
Pourtant ils affirment en conscience, ils dissèquent en logique et s’appuient sur l’expérience de leurs métiers pour dire et confirmer, des opinions divergentes, les uns contre les autres.
On a beaucoup entendu parler de « déni », déni de grossesse, déni d’infanticide, déni de mère, déni de soi, on n’a pas entendu parler de perte du réel ni de peur de soi.   
Le second point d’exemplarité est celui de l’opinion ballottée entre la culpabilité nécessaire qui impose la sanction méritée, pour les gestes accomplis et le doute qui bénéficie à l’acquittement, même devant un geste dans l’absolu interdit, tuer.

Le déni est ce point de rupture entre la vérité et la conscience, ce point où le geste ne s’inscrit plus dans la vérité et pas encore dans le mensonge, où la frontière entre le passage à l’acte et l’acte ne sont plus exactement liés par la continuité de l’un sur l’autre.

Notre société doute, notre société est en déni d’elle-même, elle a perdu ses repères, elle ne repose plus sur ses fondamentaux, alors chacun d’entre nous, comme dans cette regrettable affaire judiciaire, entre insidieusement dans le déni.
Une façon de se protéger en s’extrayant du monde du réel trop brutal, trop fou, trop insupportable et surtout sans cause lisible.
La souffrance est partout, l’inquiétude est palpable, la crainte se lit et  les perspectives d’apaisement font défaut.

Les responsables politiques  sont inconséquents ou absents, trop occupés à se chercher pour eux-mêmes des raisons d’espérer dans des logiques de scrutins, illisibles.
Les familles politiques sont déstabilisées, même si l’une d’entre-elle crie victoire et une autre nouvellement mise en lumière  espère un peu d’avenir pour construire un grand projet.
Aucun n’échappe au brouillage des cartes, ni au déni qui s’est emparé de chacun d’entre nous.

Demain il faudra accepter la réalité et la vérité, il faudra comprendre ce qui n’existe que dans la réalité et traiter cette réalité avec des solutions simples et efficaces à court terme et ambitieuse au-delà seulement.
Il y a un temps pour tout, ce soir le temps est à la reconquête de soi.

Jean-Louis Ragot
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Société - Communauté : Militants du Modem
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Lundi 8 juin 2009
Suivant les commentaires de la presse ce matin 8 juin,  François Bayrou, leader du mouvement démocrate, « a tiré une balle dans le pied du Modem pour satisfaire son ambition personnelle, l’objectif des présidentielles de 2012 ».
Une lame de fond  est venue briser la digue érigée par lui et autour de lui pour le situer définitivement dans une posture de seul détenteur de la vérité.
François Bayrou dans cette élection, c’est comporté non comme un chef de guerre, mais comme un homme seul, investi d’un droit divin, accaparant la parole et les médias jusqu’à supposer la collusion du parti au pouvoir et des instituts de sondage pour manipuler les intentions de vote en sa défaveur… !
La paranoïa s’est emparée de lui et ses dérapages médiatisés, ont achevé l’expression de sa déconsidération pour ses lieutenants et militants, relégués comme de seuls outils nécessaires à sa quête Elyséenne.
Les élus auxquels les citoyens ordinaires ont fait confiance pour participer à la gestion des communes et des conseils généraux partout en France sont en colère.
Une colère légitime, ils ont été oubliés et trompés.

Et pourtant nombre d’entre eux sur les terrains se sont battus pour parler d’Europe, pour débattre des vrais enjeux sociaux, économique et comportementaux. Ils ont essayés de convaincre et certains ont été honorés de soutiens locaux clairs et rassurants.
Mais les votes ont été l’expression de la sanction du leader qui s’est trompé d’histoire, comme il l’a reconnu et dit lui-même. Erreur de stratégie électorale et discours décalé, dû à son anti Sarkozysme primaire qui le nourrit de haine au point d’en devenir "aveuglé".
Il y a un an dans l’essai « le modem la raison d’y croire » il est écrit que la faiblesse de ce mouvement neuf était l’ambition personnelle de son leaderpour un grand destin... Et que la chance du mouvement était que François Bayrou en devienne un véritable guide et ouvre la place et la parole à ceux qui l’on rejoint pour sa construction.
Ce pouvoir personnel souvent dénoncé en interne est hélas la promesse, à court terme, de l’effondrement du Modem.
Nous y sommes presque.
Dans l’essai à paraître  « Le modem à l’aube de son destin » la fin de l’histoire y est écrite, une option sur son second souffle aussi.

Jean-Louis Ragot
Conseiller municipal Modem

Lisez aussi
: Humeur suite aux européennes ! Florence Meynier
(en cliquant sur le nom)
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Billet d'humeur - Communauté : Militants du Modem
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Mercredi 6 mai 2009
Les Français ne sont pas confrontés à une, mais à trois crises qui s’additionnent en un cocktail explosif.

La première crise est financière. Elle a des effets immédiats et profonds autant que brutaux sur l’économie nationale, européenne, mondiale et qui affecte tous les secteurs de l’économie de marché. Cette crise est la partie visible exprimée par le gouvernement et relayée par les médias, elle donne la tonalité : nous sommes en récession, ce qui veut dire que la croissance du PIB est devenue négative.

La seconde crise est sociale, c’est la crise du pouvoir d’achat. Elle est à la fois la conséquence de la première. Les revenus sont figés voir réduits, les pressions financières globales demeurent et vont augmenter pour beaucoup d’entre elles, il y aura de nouveaux impôts et taxes. Elle est une crise de l’injustice sociale qui affecte les classes moyennes. En effet, la nécessité de trouver des ressources urgentes autant que nouvelles pour compenser les obligations d’efforts conjoncturels a conduit le gouvernement à ne faire peser la pression que sur les classes moyennes. Les plus faibles ne peuvent pas contribuer et les plus riches au nom d’un « pacte protecteur ou de remerciements électoral » en sont exonérés. (À titre d’exemple, mais il est très lisible, le financement du RAS : le revenu de solidarité active voté au nom de l’égalité et pour le soutien aux plus faibles, n’est supporté que par les classes moyennes ce qui est d’une profonde inégalité.)

La troisième crise est sociétale. C’est celle de la société elle-même, une société donc les marqueurs sont ceux de l’hyper consommation, de l’hyper concurrence de l’hyper indépendance. Et face à cette crise profonde qui affecte les codes de nos organisations sociales et sociétales il faut donc réinventer une nouvelle société.
Depuis trente ans, les dirigeants politiques de toutes familles ont identifié ce besoin d’effectuer les mutations nécessaires au modèle d’organisation, mais ils sont restés sur le constat flou, sur des incertitudes.
Et ces changements n’ont pas été entrepris.

La crise mondiale a révélé l’urgence de s’y atteler maintenant.
Il ne s’agit pas, bien entendu «de petits aménagements entre amis», comme on vient de le constater dans les travaux du dernier G20, mais il s’agit de repenser un modèle économique mondial, basé sur une économie qualitative et durable, appuyée sur un idéal de solidarité et de partage plus équilibré des richesses produites et d’un idéal de liberté d’entreprendre en commun.

Gardons en mémoire que le progrès économique n’a de sens que s’il sert le progrès social, c’est avec cette vision et cet objectif que nous devons repenser le monde pour demain.

Jean-Louis Ragot
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Politique Nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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Dimanche 15 mars 2009
L’affaire François PEROL démontre, sous les propos de Michel Sapin, ancien Ministre de François Mitterrand et actuel Député de l’Indre, que Nicolas Sarkozy une fois encore, s’est affranchi des règles de déontologie si légitimement attachées aux valeurs élémentaires d’une démocratie responsable.

Suivant l’exposé de Michel Sapin, dans la motion remise au Président de la commission de déontologie, il est clair qu’il y a abus de position dominante dans cette nomination, sans pour autant que Monsieur François PEROL puisse être personnellement attaquable sur ses compétences dans ce dossier.
Bien au contraire, puisqu’il est lui-même artisan conseil de ce rapprochement et pour beaucoup, dans la création de Natixis, la filiale commune des deux banques les « Caisses d’Epargne et les « Banques Populaires ».
Il s’agit simplement d’un passage en force du Président de la République qui une fois de plus ignore les lois qui le dérangent, oubli les règles qui ne le servent pas et refuse de respecter les obligations déontologiques qui le freinent.

Tout se passe comme si la France, son Parlement et ses lois lui appartenaient, au point qu’il puisse décider seul de ce qui est bon pour lui et ignorer tout le reste.

Grave ! Oui, bien entendu. Les règles ne sont ni élastiques pour servirent les uns et contraindre les autres, ni faites pour que seuls certains y trouvent avantage.

L’humoriste Coluche disait « Nous sommes tous égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres ». Sous cette figure de style, on retrouve trop clairement les dérives comportementales de plus en plus affichées par le Chef de l’Etat.

Il agit en « Empereur », propriétaire de ceux qui le servent, c'est-à-dire ses ambitions. Celles-ci sont désormais le renouvellement de son mandat en 2012, dut-il pour cela modifier la loi électorale et pourquoi pas la carte de France… !
On vous ne le dira jamais suffisamment, il a fait main basse sur la République, et nous en avons été complices. Il est encore temps d’agir partout où nous le pouvons, c’est notre liberté d’opinion et d’action qui sont en danger.

Jean-Louis RAGOT
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Politique Nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 9 mars 2009
Sous la plume de Montesquieu,
Au tout début de L'Esprit des lois, dans le chapitre « Du principe de la démocratie »  nous pouvons lire :
« Il ne faut pas beaucoup de probité, pour qu'un gouvernement monarchique ou un gouvernement despotique se maintiennent ou se soutiennent. [...] Mais, dans un Etat populaire, il faut un ressort de plus, qui est la VERTU.»
Car, précise-t-il, « celui qui fait exécuter les lois sent qu'il y est soumis lui-même, et qu'il en portera le poids. »

La vertu dont parle Montesquieu n'est pas la morale, c'est simplement cette conscience qu'en démocratie, les parties et le tout sont indissociables, les manquements d'un seul suffisant à ébranler l'ensemble.

Montesquieu écrit plus loin, « Lorsque cette vertu cesse, l'ambition entre dans les cœurs qui peuvent la recevoir, et l'avarice entre dans tous. »
Les désirs changent d'objet : ce qu'on aimait, on ne l'aime plus, on était libre avec les lois, on veut être libre contre elles.
La Vertu Républicaine est le bien commun que la présidence de Nicolas Sarkozy piétine.
Gardons en mémoire que le pouvoir personnel, ce n'est pas la dérive d'un seul ; c'est l'abdication de tous.
La République se privatise avec la confiscation des libertés défendues par les contres pouvoirs naturels de la démocratie.
Nous assistons au quotidien à l'acceptation tacite de la négation de la promesse démocratique qui est la privatisation de la République et cela de la part des foules de représentants et de dirigeants, de cadres et d'élus, de législateurs, de fonctionnaires et de parlementaires.

Refusons de croire que tout finira mal pour ce pouvoir fou et ivre de lui-même, nous serons collectivement les victimes,  avec des dommages considérables et durables.
Les institutions sont progressivement dévitalisées au bénéfice d’un chef de l’Etat intouchable, qui ne vise à étendre son pouvoir, que pour mieux affaiblir les résistances et ainsi augmenter sa puissance.
Ce pouvoir ne se nourrit que de l’actualité et de ses ressors qui détournent l’attention des médias dont il se fait complice pour confirmer sans cesse son omniprésence.

Il bafoue sans cesse les règles de la démocratie comme le dit encore Montesquieu : « Les princes qui ont voulu se rendre despotiques ont-ils toujours commencé par réunir en leur personne toutes les magistratures ! »   

L’idéal démocratique est en danger.
Jean-Louis Ragot
Par MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Politique Nationale
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Vendredi 6 mars 2009
« Une société se juge à l'état de ses prisons », avait rappelé le rapporteur Jean-René Lecerf, en reprenant une citation généralement attribuée à Albert Camus.
« Le respect de la dignité humaine est un principe qui doit gouverner notre approche de l'univers pénitentiaire », a rappelé Robert Badinter.

Aux yeux de l'actuelle Garde des Sceaux, la « grande loi pénitentiaire » – selon ses mots – aujourd'hui débattue devant le Sénat poursuit deux objectifs avoués.
D'abord, mettre la France en conformité avec les règles imposées par le Conseil de l'Europe sur les droits des détenus.
Répondre, ensuite, aux critiques visant l'arsenal pénal très répressif qui a été mis en place par la droite gouvernementale ces derniers temps. « Notre politique est équilibrée », « La fermeté de la réponse pénale n'exclut pas l'humanité dans la prise en charge des détenus. »
Dans les faits, notre société place la logique de l’humiliation du détenu comme une nécessité pour répondre à l’atténuation de la souffrance des victimes.

Cette logique de compenser la souffrance, certainement injuste et totalement inacceptable de la victime par une privation de liberté de l’auteur des faits, n’est pas jugée suffisante ni par la victime ni par les parties civiles. 
Bien souvent réclamée en marge des procès, une « prime supplémentaire » version double peine est souhaitée infliger à l’auteur des faits pour apaiser les personnes victimes, en donnant, en marge de la décision de la loi, cette assurance que ce sera dur, insupportable, voire avilissant… !

Les suicides en prison sont des faits ordinaires et peu sont ceux, exceptés les familles et certaines associations de défense de la cause humaine, à s’en émouvoir et s’en alarmer.
Une société qui demande cela est une société qui va mal et qui souffre.
Ses maux sont ailleurs, mais elle ne peut les accepter. Alors elle se saisit de ces points de rupture de paix intérieure pour en faire des pommades posées sur ses souffrances diffuses…  
Cette idée si souvent entendue à l’énoncé des verdicts est significative d’un malaise sociétal.

Rappelons-nous que lors de la décision de Monsieur Badinter d’autoriser l’installation de  la télévision dans les cellules, un tollé c’est immédiatement fait entendre pour dénoncer cette « dérive sociale » insupportable pour beaucoup de citoyens ordinaires.

La réforme judiciaire doit porter non seulement sur son organisation, sa hiérarchie et l’organisation de son fonctionnement, mais doit surtout poser comme point de départ la considération de la personnalité humaine comme non dégradable et non aliénable, qu’elle que soient les faits qui peuvent être reprochés à tel ou tel de ses représentants.
Bien entendu, pour la protection de la société, il faut que la privation temporaire de liberté puisse être décidée, selon la mesure des faits qui sont reprochés et l’évaluation de la dangerosité mesurée.
Mais la dignité n’est pas négociable.
Les prisons françaises sont une humiliation nationale non acceptable.

Et pourtant l’incarcération des détenus, arrêtés et condamnés, est nécessaire dans toute organisation sociale à l’échelle d’une nation au seul titre de la protection de la société elle-même.
La dignité préservée en toutes circonstances est un acte majeur, qui témoigne d’une société évoluée et respectée.

Faisons avancer cette idée.
Jean-Louis RAGOT
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Actualité nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 17 février 2009
Nicolas Sarkozy ne veut pas s'asseoir n'importe où !
Au prochain sommet de l'Otan, au mois d'avril, le Président Français bousculera les convenances pour mieux apparaître devant les caméras. D'après Le Figaro, Nicolas Sarkozy, qui a réussi sa vie puisqu'il a une Rolex (selon la philosophie de son ami Jacques Séguéla) a demandé à s'asseoir à la droite du Secrétaire Général de l'organisation, au lieu de la place qui lui a été attribuée.

L'Otan aurait accepté d'aller à l'encontre des règles... mais juste quelques minutes ! Dès que les caméras auront fini d
e tourner et que les journalistes seront sortis de la salle, Nicolas Sarkozy retournera à sa place…

Un caprice qui fait déjà du bruit…
Lu dans la presse (Le Figaro)
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Actualité nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 16 février 2009
Le discours du 22 janvier, pour le chercheur, est « caractéristique de la posture de Nicolas Sarkozy, celle du sens commun, depuis longtemps, même en tant que ministre de l'intérieur. Il adopte une figure politiquement rentable, celle du "Candide", qui porte les interrogations du peuple ». Cela revient à dire :
« Je suis comme vous et je n'y connais pas grand-chose mais si vous étiez à ma place, vous feriez pareil».
 
On est clairement dans l’absurde d’une position qui cherche par des propos non étayés et radicaux, à transformer la parole de l’état en brèves de comptoir pour entretenir une certaine idée de la proximité avec les gens de la rue.

Illusions et mensonges
 
Il ne respecte rien ni personne, il tient seulement le discours d’un comédien illusionniste de la parole et il le fait avec le talent qui masque un homme vulgaire et sans vision, piètre orateur, ignorant à la fois le sens de l’état, la hauteur de l’état et la raison de sa mission.

La Conduite les affaires de la France est une vision Gaullienne du pouvoir, qui n’est pas arrivée jusqu’à lui.
Tel « Iznogoud » il voulait tellement être grand Vizir, qu’il a refusé tout enseignement et transmission de ce qui fait un Homme d’Etat, pour se draper dans le costume du traître et du revanchard.
Il tue le maître avant ses enseignements, pour être le nouveau maître avant les autres.
 
Ce qu’il démontre tous les jours par une omniprésence tient davantage à l’animation de réunions syndicales, pour masquer ses incapacités à répondre et résoudre.

Derrière la question de la recherche, c'est toute la posture de Nicolas Sarkozy qui est analysée par ces enseignants et étudiants en science politique. L'hostilité au président est manifeste. Quand il dit : « On tient même les promesses qu'on n’a pas faites »,  ça veut dire qu'il peut faire, non seulement ce qu'il veut ! et qu’il est dans l’esprit du « parrain » capable de faire des Français des lobotomisés, réduits à le croire qu’il est celui qui va les sauver malgré eux...

« La dangerosité » du Président est « La rhétorique de l'objectivité », cette manière dont Nicolas Sarkozy, « sur le mode du constat », assène ces chiffres sur la faiblesse de la recherche française, est pitoyable dénuée de sens et truffé d’erreurs.

Le traditionnel vocabulaire de la rupture est pointé.

Son discours dit que « ceux qui sont dans l'immobilisme sont les conservateurs », c'est une rhétorique simple à analyser. L'appel au bon sens, au rationnel et à la réalité, l'idée que lui seul possède la vérité sur les choses.  
C'est proprement une auto-culture du « moi » reconnu, par son omniprésence comme preuve de cette logique.

C’est celui qui le dit qui y est !

Jean-Louis Ragot / Médiapart

Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Actualité nationale - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 11 février 2009
Hier soir 10 février s’est tenu la séance régulière du Conseil Municipal. Le point central, qui ne demandait pas de vote, a été l’exposé par Monsieur le Maire Adjoint chargé des finances des orientations budgétaires pour l’année 2009. Un exposé très construit et destiné à démontrer que les choix fait, il y a un an, s’avèrent toujours logiques et bien orientés.
À cela près que la situation économique mondiale, nationale et locale s’est brutalement dégradée au point de faire entrer la plus part des économies en état de récession. Et ce qui est pire encore, de priver les dirigeants de ces pays et les économistes qui les accompagnent de prévisions sur la date où l’état de sortie de crise. Cette crise globale n’est pas un phénomène conjoncturel, comme l’a été en 1991 la crise pétrolière, mais une crise de confiance généralisée dans les mécanismes fondamentaux de l’économie de marché.

Si les conséquences pour les entreprises, le pouvoir d’achat, la pérennité de l’emploi et, bien entendu, les personnes les plus fragiles se lisent et s’entendent tous les jours dans les médias et si elles affectent toutes les catégories et classes sociales sans distinctions géographiques, c’est parce que cette perte de confiance a impacté les fondamentaux de notre économie basée sur « le déséquilibre avant » comme unique moteur de croissance, de développement et de profit.


Hier soir en affirmant que les projets et les programmes d’investissement seront poursuivis, parce que, dans une situation de crise, celui qui résiste est celui qui ne se laisse pas aller à écouter les mises en garde, ne voit pas les alarmes et ne change rien, monsieur le Maire a réaffirmé son entêtement à poursuivre ses « réformes » en se situant clairement sur le modèle Sarkozyste. Modèle dont on voit désormais les limites, les failles et les risques d’erreur majeurs.


Les revenus de la commune vont baisser de façon sensible et certaine en raison de la suppression décidée par Nicolas Sarkozy de la TPE, de la diminution des revenus liés aux opérations immobilières et foncières (en raison de l’effondrement du marché), du décalage prévisible de versement de la compensation de la TVA (en raison du ralentissement économique général et de la difficulté attendue à percevoir cet impôt sur la consommation)… Brefs certains indicateurs sont suffisamment rouges pour justifier une alerte sur l’engagement des dépenses.


Il nous a été affirmé que seuls les défaitistes et les pessimistes auraient raison de croire à une situation de crise durable et donc de proposer une modération des engagements ou du moins l’établissement de priorités. Nous avons assisté à une légère crise « d’autisme » et une tentative de « lobotomisation » de l’assistance qui rappelait le propos du serpent Kaa, dans le livre de la jungle « aie confiance, crois en moi »

L’opposition n’a pas été convaincue.
Par Équipe MoDem Bois-Colombes Renaissance - Publié dans : Actualité locale
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