BOIS-COLOMBES RENAISSANCE


1 - L’union de l’Europe,
maintenant, plus de doutes possibles.
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Nombre de votants : 15629
(Enveloppes reçues dans les délais)
Nombre de suffrages constatés : 15626
Blancs et
nuls : 168
Suffrages exprimés : 15458
Contribution de M. François BAYROU
J’approuve : 15322
Je n’approuve pas : 136
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François Bayrou était l'invité de Philippe Corbé sur RTL le 17 juillet
Les réquisitions de Jean-Claude Marin [le procureur de Paris], contre Dominique de Villepin sont une honte pour la
République et pour la magistrature aux ordres du pouvoir politique. « La construction de l’accusation, c’est essentiellement le tri sélectif de la parole de trois personnes : celle de Jean-Louis Gergorin, d’Imad Lahoud et du Général Rondot ».
La défense de Dominique de Villepin vient d’en faire la démonstration, « Quand on veut se
débarrasser de son chien, on l’accuse de la rage » ce dicton populaire est ce soir de la plus grande actualité, hélas, porté par les inféodés grognards du pouvoir
Elyséen.
Bien entendu les différents protagonistes que sont les prévenus Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, et le
Général Rondot, témoin essentiel, servent une cause qui aujourd’hui les dépasse et les accuse. Combien ont-ils reçu pour monter cette affaire, combien ont-ils attendu de reconnaissances et de
passes droits pour témoigner de telle haine ? Rappelons-nous que Monsieur Lahoud est compromis en qualité de président, mais oublié dès qu’il se rapproche du pouvoir !!! dans une
affaire de détournement de 42 millions de dollars disparus dans l’imbroglio d’une société de gestion de fonds où des épargnants avaient déposés leur confiance dans une société établie à
l’étranger.
Ce point n’est en rien lié à l’affaire Clearstream, mais il qualifie le personnage : tricheur, menteur,
escroc, abus de confiance et détournement de fonds… bref un homme « recommandable » pour ceux qui ont un jour eu besoin de ses services. Et dans ce procès hautement symbolique de la
dérive du pouvoir qui contraint la justice d’exception à servir des intérêts politiques, au mépris de République.
La « schizophrénie » des accusations contre Dominique de Villepin piégé par « le tri »
sélectif entre les mensonges et les vérités servis par les prévenus Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, et le Général Rondot, témoin essentiel, est patente.
Mais les lectures si tordues si sélectives, conduisent sans doute à ce que le sort de Dominique de Villepin
soit peut-être fixé depuis longtemps. Et de plus haut. La politique n’est ni un jeu d’enfants de cœur, ni exempte de coups bas, mais la honte publique n’est jamais nécessaire, sauf pour
satisfaire des esprits haineux et ivres de puissance.
Ce procès aura eu une part d’utilité si les magistrats chargés de décider ont un peu de hauteur de vue et de
force de caractère pour prendre le risque de décevoir le prince qui nous gouverne. Rien n’est certains, mais nous le saurons, la gloire de cette justice réconciliée avec les citoyens est un appel
majeur que toute la France de tous les jours, réclame avec ardeur.
Rien n’est plus absurde que de vouloir hausser le ton sur le constat des dérives témoignées des hommes et des femmes au
pouvoir. Les « élites » sont comme dans toutes les organisations humaines faites d’hommes et de femmes qui s’arrogent le droit d’être au-dessus des règles et des lois pour la simple et unique
raison qu’ils ont été désignés par d’autres pour décider et agir en leur place.
Cela est bien entendu choquant pour celui ou celle qui n’a ni pouvoir, ni d’autre reconnaissance que le droit
de voter c'est-à-dire d’élire celui qui va décider pour lui.
Cette dérive qu’elle ait été royale de descendance ou d’accès, qu’elle ait été impériale de sacre ou de décret, qu’elle soit dirigeante de fortune ou d’héritage, elle est insupportable au non de
l’équité et au non de l’égalité des chances et du respect du mérite comme seule source d’élévation sociale.
Si les démocraties agissaient autrement, nous aurions pour nous diriger des cerveaux très sachant et des esprits très cultivés. Mais aurions-nous pour autant des hommes et des femmes
d’action, des décideurs et des leaders capables d’affronter sur des enjeux majeurs les autres « puissants » de ce monde ? Rien n’est sur et surtout cette probabilité n’est pas plus grande que
celle de voir un homme d’action inculte mais au charisme impressionnant assurer le contrôle du pouvoir à lui seul et pourtant l’histoire du monde témoigne de ces situations si souvent
renouvelées.
Dans les affaires qui secouent la place publique en ces temps de doute sur nos élites politiques, en ces temps de révélations sans cesse plus nauséabondes sur les dessous des cartes révélées par
la presse d’investigation, il serait prudent de faire la part des choses. Il serait prudent de reconnaître notre immense faiblesse d’avoir élu et aidé ces élites dévoyées à devenir nos héros. Il
serait prudent d’ouvrir en grand nos yeux sur les témoins d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui issus de la société civile, intègres et libres, prennent peu à peu de la place dans
la lumière des médias.
Madame Eva JOLY aujourd’hui député européen, Madame Laurence Vichnievsky qui sera sans doute demain présidente de Région, sont des exemples de la venue progressive de ces citoyens dont
les carrières sont transparentes et dont les engagements sans ambiguïté placent pour une fois un peu de morale sur les états de service des responsables politiques.
Bien entendu, le pouvoir affole et corrompt. C’est sans doute son risque majeur. Pouvoir dire je veux et constater que c’est immédiatement possible. C’est pourquoi, dans les tohu-bohu qui révèlent des passages de témoins orchestrés par filiation directe pour garder la main sur des empires financiers, il y a un comportement honteux et insupportable qui doit être condamné avec la plus grande sévérité électorale et ou judiciaire, mais surtout il y a la révélation de la faillite du système démocratique, usé jusqu’à l’inexcusable, qu’il faut rénover sans tarder.
Il faut retrouver un peu de cette évidente loyauté qui fera de nouveau croire que ceux qui dirigent la France sont chargés de responsabilités vis-à-vis de nous tous et du monde entier qui nous regarde et nous juge. Il faut dire haut et fort que s’affranchir de loyauté est un crime majeur surtout s’il est porté par nos représentants au plus hauts sommet de l’Etat. Enfin il faut rappeler à nos leaders que les cimetières des révolutions sont toujours pleins des auteurs de ces vols et de ces abus et que les révolutions naissent toujours dès lors que ce qui est au plus haut n’en plus la légitimité.
Jean-Louis RAGOT
Corinne LEPAGE vient de prendre la parole de façon publique, relayée par les médias et cette voix a du sens. Non seulement parce
qu’elle est celle d’une femme politique respectable, respectée pour son engagement et responsable d’un mouvement, CAP21, qu’elle a fondé et qu’elle anime avec force et
détermination.
Le
déni… voilà bien un mot d’actualité en ces heures de passion judiciaire. Le procès Courjault est exemplaire sur ce point, exemplaire deux fois.
Suivant les commentaires de la presse ce matin 8 juin, François Bayrou, leader du mouvement démocrate, « a tiré une balle
dans le pied du Modem pour satisfaire son ambition personnelle, l’objectif des présidentielles de 2012 ».
La première crise est
financière. Elle a des effets immédiats et profonds autant que brutaux sur l’économie nationale, européenne, mondiale et qui affecte tous les secteurs de l’économie de marché. Cette
crise est la partie visible exprimée par le gouvernement et relayée par les médias, elle donne la tonalité : nous sommes en récession, ce qui veut dire que la croissance du PIB est devenue
négative.
La seconde crise est sociale, c’est la crise du pouvoir
d’achat. Elle est à la fois la conséquence de la première. Les revenus sont figés voir réduits, les pressions financières globales demeurent et vont augmenter pour beaucoup d’entre
elles, il y aura de nouveaux impôts et taxes. Elle est une crise de l’injustice sociale qui affecte les classes
moyennes. En effet, la nécessité de trouver des ressources urgentes autant que nouvelles pour compenser les obligations d’efforts conjoncturels a conduit le gouvernement à ne faire peser la
pression que sur les classes moyennes. Les plus faibles ne peuvent pas contribuer et les plus riches au nom d’un « pacte protecteur ou de remerciements électoral » en sont exonérés. (À titre
d’exemple, mais il est très lisible, le financement du RAS : le revenu de solidarité active voté au nom de l’égalité et pour le soutien aux plus faibles, n’est supporté que par les classes moyennes
ce qui est d’une profonde inégalité.)
La troisième crise est sociétale. C’est
celle de la société elle-même, une société donc les marqueurs sont ceux de l’hyper consommation, de l’hyper concurrence de l’hyper indépendance. Et face à cette crise profonde qui affecte les codes
de nos organisations sociales et sociétales il faut donc réinventer une nouvelle société.
Il s’agit simplement d’un passage en force du Président de la République qui une fois
de plus ignore les lois qui le dérangent, oubli les règles qui ne le servent pas et refuse de respecter les obligations déontologiques qui le freinent.
Sous la plume de Montesquieu,
« Une société se juge à l'état de ses prisons », avait rappelé le rapporteur Jean-René Lecerf, en reprenant
une citation généralement attribuée à Albert Camus.| Décembre 2009 | ||||||||||
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